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Moralité et Sexualité

2 décembre 2014 : Moralité et Sexualité sont-elles compatibles ? 

Voici le résumé de discussions nourries et d'échanges animés entre hommes et femmes où l'on a abordé les thèmes suivants :
- Le terme de moralité renvoit à différents principes : la morale est définie comme l'ensemble des principes de jugements et de conduite qui s'imposent à la conscience individuelle ou collective, fondés sur les impératifs du bien, qui édicte un ensemble de règles, d'obligations et de valeurs. Cela concerne des règles de comportement et les moeurs de chacun. On peut parler de jugement moral ou de doctrine morale, de sens moral, mais aussi de la santé morale ou d'avoir un bon moral, ou encore de la morale d'une fable ou d'une histoire. La moralité est définie comme la conformité aux prinicipes et règles de la morale. On parle de gens de bonne ou mauvaise moralité ou de moralité douteuse. On évoque aussi les moralisateurs qui aiment faire la morale et admonester leur prochain, comme certains hommes de loi et ministres. Chaque morale codifie les moeurs sexuelles, même chez les libertins qui pratiquent une certaine forme de débauche.
- Certains considèrent la sexualité comme un domaine amoral, moral ou immoral. Certains n'arrivent pas à conjuguer sexualité et moralité, se référant aux nombreux interdits que certaines religions mettent autour des comportements sexuels, alors que d'autres peuvent heureusement conjuguer sans problème leur vie sexuelle et la fréquentation des églises. Chacun est libre de conjuguer à sa façon sexualité, amour et spiritualité.
- La Bible parle beaucoup de sexualité et parfois même de façon assez immorale (exemples des filles de Loth, du couple Sarah et Abraham, de Tahar). Même si la religion prone la fidélité conjugale, on trouve dans la Bible de nombreux exemples d'infidélités. On y trouve aussi le Cantique des Cantiques, qui est un magnifique poème érotique qui célèbre l'amour et le désir entre un homme et une femme. Cependant, la potion magique de la bonne morale judéo-chrétienne pèse lourd sur les difficultés et les inhibitions sexuelles que nous rencontrons dans nos consultations sexologiques.
- Dans la sexualité, on a chacun des attentes, des responsabilités, des comportements plus ou moins libres ou pas. L'essentiel est le respect des limites de l'autre et de son consentement éclairé. On évoque le problème des maladies sexuellement transmissibles et de la responsabilité que chacun-e a pour en protéger ses partenaires sexuels et leur éviter des conséquences néfastes pour leur santé.
- Il semble que les codes moraux diffèrent d'une culture à l'autre. Il est intéressant de relever que dans les sociétés dites primitives, le rapport au corps et à la nudité est souvent plus libre, et que lorsque l'initiation à la sexualité est pratiquée par les femmes, elle conduit à une satisfaction beaucoup plus grande des deux sexes que dans notre société occidentale où les femmes attendent des hommes qu'ils les initient au plaisir... Selon les règles du talmud juif, l'homme doit honorer et donner du plaisir à sa femme chaque soir de shabbat. Une femme peut demander le divorce au tribunal rabbinique si son mari ne sait pas la faire jouir. Chaque religion édicte ses règles au sujet de la sexualité. Chez les musulmans, la femme est soumise à l'homme et cachée sous un voile. Les catholiques continuent à s'opposer à la contraception, au préservatif, à l'avortement et à l'homosexualité. La notion de péché de chair évoque des principes castrateurs qui considèrent malheureusement le corps et le sexe comme quelque chose de sale. Chez les protestants réformés, les positions sont beaucoup moins claires et tranchées au sujet de la sexualité, ce qui encourage certains à se tourner vers les églises évangéliques qui ont des principes précis et une identité plus claire.
- Nous sommes tous conditionnés par les valeurs de notre éducation familiale, par le contexte socioculturel et religieux dans lequel nous avons grandi et évolué. Nous pouvons faire des choix personnels ou rester influencés par nos parents ou l'autorité des ministres. Les mentalités changent avec le temps, les sensibilités aussi. On relève les multiples nuances qui existent entre fondamentalistes et libéraux. Nous reconnaissons que la famille joue un important rôle éducatif qui impacte plus les enfants que les rares cours d'éducation sexuelle donnés à l'école.
- Moralement, le mythe d'un seul homme ou d'une seule femme pour toute la vie, entretenu par les histoires que l'on raconte aux petits enfants, reste une valeur sûre. Ce principe valorise la qualité de la relation conjugale et la recherche du bonheur à deux. Du point de vue sexologique, la diversité des partenaires et des expériences semble faciliter le chemin vers l'épanouissement sexuel et sensuel plus que la monogamie exclusive. Les règles morales continuent à mal juger les femmes qui ont une vie sexuelle active et diversifiée, contrairement aux hommes.
- Dans les religions, la sexualité est très souvent intimement reliée à la procréation, alors que dans nos sociétés on dissocie de plus en plus l'une de l'autre. L'homme voit souvent la sexualité comme une source de plaisir, alors que la femme y voit un témoignage d'amour et une manière de faire un enfant. Le désir d'enfant est un puissant activateur du désir féminin.
- La moralité serait une forme de contrôle social puissamment reliée à notre inconscient collectif. Beaucoup se sentent cependant tout à fait libres de faire ce qu'ils veulent dans leur intimité. Notre société serait-elle devenue plus immorale ? La réflexion morale nous oblige à nous demander qu'est-ce qui a de la valeur pour nous et quelles sont les valeurs que nous mettons en jeu dans notre sexualité ?
- Nous évoquons encore le côté spontané et ludique de la sexualité qui s'oppose à la version contrainte du devoir conjugal qui peut même tourner au viol conjugal. Ainsi que le côté animal de la sexualité qui est parfois utilisé pour justifier l'infidélité. La moralité permet de définir le catalogue des vices et des vertus. Pour finir, je citerai l'apôtre Paul qui dit dans la Bible : " Tout est permis, mais tout ne convient pas "



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