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Drague et Harcèlement: les limites

Drague et Harcèlement: les limites

13 février 2018 : Harceler, draguer, quelles sont les limites...

Introduction

Ce soir nous évoquons une question très actuelle. « Séduire n'est pas harceler ». MHS se réjouit qu'il y a ce soir un nombre comparable de femmes et d'hommes.

L'introduction de ce soir est en quelque sorte un « mix » de différentes demandes auxquelles MHS a été récemment confrontée, d'hommes inquiets des nombreuses accusations d'abus sexuels qui sont évoquées dans les journaux.

Harceler, draguer, quelles sont les limites… séduire… ?

En 2011 lors de l'affaire DSK, personne n'a réagi par un « me too » si ce n'est en ce qui concerne DSK lui-même. A contrario les plus récentes dénonciations ont provoqué de nombreuses dénonciations de femmes qui s'étaient tues précédemment, et cela dans moult milieux. La société évolue...

Non c'est non… !

De prime abord, la limite peut sembler assez facile à établir, et même très claire : quand une femme dit « non » et que l'autre personne insiste, la drague devient simplement du harcèlement !
Lorsqu'elle est habillée sans soin particulier, qu'elle n'est pas particulièrement soignée, une femme peut penser qu'il est très clair pour les hommes qu'elle ne cherche, ne souhaite donc pas une rencontre…

Une femme de l'assistance de s'étonner : lorsqu'elle se fait belle, porte des hauts talons… les hommes souvent ne l'abordent justement plus. Ont-ils peur alors ? Son impression est que certains hommes draguent plutôt les femmes peu séduisantes… avec le sentiment soit qu'elles sont plus vulnérables, soit que ce sera plus facile… Paradoxalement, lorsqu'elle souhaite avoir la paix, c'est justement en mettant les hauts talons qu'elle écarte les hommes !

Non c'est non… ???

La limite n'est pas si clairement établie par un « non » de la femme que l'homme approche : en effet il y a bien des femmes qui disent des « non » qui n'en sont pas vraiment. Par exemple par éducation, selon laquelle une femme qui dit oui n'est pas quelqu'un de bien, ou alors pour mettre à l'épreuve l'homme, et voir à quel point il tient à la séduire… Dès lors l'homme est justement censé insister pour confirmer son intérêt. N'est-il pas compréhensible que les hommes ne sachent plus à quoi se fier…

Alors « non », c'est quoi ??

Les dragueurs efficaces se distinguent des autres par le fait qu'ils continuent et insistent encore et toujours, même après de nombreux « non » récoltés : après 20 « non » ils savent bien qu'ils finiront par avoir un « oui ».

Communication non-verbale...

Toute la difficulté est d'interpréter les signes de chacun… La solution serait-elle d'enseigner la drague ? Ce n'est bien sûr pas possible à mettre en place pour les sexologues, par exemple à l'école dans le cadre l'éducation à la sexualité : agir ainsi serait le meilleur moyen pour eux de se faire interdire l'accès aux établissements.

Soyons plus clair svp...

Aujourd'hui, la peur...

Les conséquences de ce flou, mais surtout de l'évolution de la société et autres aspects médiatiques, sont que les hommes ont souvent peur des femmes aujourd'hui… et de prendre l'exemple d'un directeur d'établissements financier, qui ne prend plus l'ascenseur lorsqu'il se trouverait seul avec une femme, mais attend dans ce cas le passage suivant du véhicule.

Le manque d'habitude de clarté peut se manifester dans d'autres situations : Une femme peut savoir assez bien comment faire pour éconduire un dragueur qui ne l'intéresse pas, mais se trouver très démunie pour faire comprendre la même chose à une femme qui lui faisait des avances…

Clair

Il reste que certaines choses sont assez claires dans les relations hommes-femmes : par exemple il semble évident à la majorité, qu'on ne monte pas dans l'appartement d'un homme avec qui on ne veut pas avoir de relation physique.

Harcèlement

La limite drague / harcèlement est souvent floue, mais il y a des situations ou c'est évident : par exemple lorsqu'il s'agit de secrétaires et de leur directeur, et que la promotion, ou pire, le maintien de l'emploi, est subordonnée aux rapports sexuels avec le supérieur !

N'oublions pas que la situation inverse peut aussi se présenter : par exemple la femme subordonnée se voit refuser les faveurs du chef, et fait ensuite volontairement mal son travail, par effet de chantage. La nymphomanie : les femmes qui admirent leur supérieur… et vont se plaindre pour harcèlement (par exemple) s'il leur dit non.

Drague appuyée ou harcèlement

Chacune perçoit les choses avec plus ou moins d'intensité : les femmes qui prennent la drague de rue un peu appuyée comme du harcèlement, celles qui en souffrent et en ont trop souvent peur, sont peut-être les plus vulnérables, celles qui ont par exemple subi quelque chose dans leur histoire.

La démarche trop claire manque de charme, - ou - agrément du jeu de la drague

Il n'y a pas de solution carrée et aseptisée, et c'est aussi ce flou qui fait le charme de l'échange, de la progression.

Une femme relève qu'avec l'évolution de la drague, on est en train de perdre l'essentiel : c'est pourtant chouette de se faire draguer. La séduction est belle quand elle est bienveillante.

On a toujours le pouvoir de dénoncer lorsqu'il y a abus. Mais il ne faut pas être ambiguë : oui c'est oui, non c'est non !

D'une certaine manière, les choses étaient plus claires avant que n'arrive la contraception, préservatif, pilule et pilule du lendemain. Désormais c'est toute une stratégie qui doit évoluer.

Harcèlement en culture d'entreprise...

Il y a une réalité de harcèlement, quand on est une fille dans un milieu masculin où tout se passe comme si un certain « droit de cuissage » était l'usage (par exemple dans le milieu hospitalier). Dans la rue, l'attitude de certains hommes est telle que les filles y réfléchissent à deux fois avant de sortir et souffrent de ce harcèlement permanent (verbal parfois mais aussi dans des formes plus dures, telles que l'exhibitionnisme, la masturbation au détour d'une rue, d'un parking…)

Cela ira peut-être mieux quand les femmes pourront dire clairement ce qu'elles désirent, pourront avoir une attitude plus claire et plus facile à comprendre pour les hommes…

Harcèlement : pas seulement des hommes sur les femmes en vue de relations sexuelles :

Petite parenthèse : d'autres formes de harcèlements existent :

Une femme témoigne : Une personne souhaitait la participation d'une autre à une conférence, et cette dernière répond qu'elle ne peut pas y aller… la première insiste lourdement et fait du chantage en disant « si vous dites non, c'est par antipathie vis-à-vis du conférencier ou vous n'êtes pas d'accord avec ses idées ». Là aussi un genre de harcèlement, alors que le « non » initial était simplement motivé par le fait que la personne n'était pas libre ce jour-là !

Point commun avec le harcèlement dont il est question ce soir : le harceleur refuse d'entendre la réponse négative qui lui est donnée… (fin de la parenthèse)

Des hommes harcelés, ça existe...

Il arrive qu'une femme aux approches de laquelle l'homme répond « non » réagisse en mettant la pression, en dénigrant l'homme, par exemple avec des commentaires tels que « est-il homosexuel ? » ou « pas très éveillé ce mec ! », ou comme déjà évoqué, une employée qui sabote son travail en guise de pression sur son patron qui se refuse à elle...

Il y a quelques années lorsqu'un homme venaient au poste se plaindre de harcèlement, les policier éclataient de rire… il n'est pas sûr que les choses soient très différentes aujourd'hui !

Quoiqu'il en soit les questions de harcèlement pourrissent la vie des hommes et des femmes.

Les femmes doivent probablement aussi changer leur manière de draguer :

L'éducation des filles face à ces relations est très limitée, voire bâclée : on leur apprend certes un peu à se défendre, à dire « non », mais pas à s'exprimer clairement en la matière.

Les filles devraient peut-être apprendre à draguer au même titre que le font les garçons. À s'exprimer clairement, aller vers l'autre comme le font les garçons, au lieu d'attendre que l'autre fassent le premier pas, premier pas auquel elles sont ensuite réduites à répondre par « oui » ou « non ».

Dans ce domaine aussi, l'égalité des hommes et des femmes serait un bienfait : La société y gagnerait si les femmes, très tôt, apprenaient à dire les choses telles qu'elles sont. En Hollande par exemple c'est davantage le cas, et les dames s'autorisent bien plus à faire des avances, à envoyer des signaux clairs aux hommes.

Les choses seraient bien plus simples si chacun disait avec franchise quelles sont ses intentions et ses désirs… si les femmes pouvaient comme les hommes draguer ouvertement, au lieu comme actuellement de le faire de manière trop discrète pour être bien comprise. Ainsi certains d'entre les hommes ne se tortureraient pas l'esprit à se demander si la femme en face de lui est dans l'attente d'un geste de sa part, ou d'une insistance suite à un « non » initial...

Non c'est « insiste » ?

Un membre de l'assistance d'évoquer le discours d'une adolescente qui fièrement affirmait « le garçon qui voudra m'avoir, il faudra qu'il y mette le paquet » (entendre : qu'il insiste et se montre convaincant), et son regret de ne pas réussir à faire passer le message à cette jeune femme, que de cette manière elle s'apprête à sélectionner non pas le meilleur compagnon possible ou le plus intéressant, mais au contraire et seulement celui qui sera le plus dragueur (éventuellement à la limite du harceleur), et certainement ni le le plus fidèle ou le plus respectueux…

En conclusion

Par le passé, la drague était plus naturelle. Aujourd'hui, c'est devenu bien compliqué, très réglementé… La société a beaucoup évolué, souvent pour des raisons de protection : aujourd'hui plus question qu'un moniteur entre dans les vestiaire des jeunes pour consoler l'un d'eux d'un bobo subi pendant le cours de gym par exemple…

La société a beaucoup évolué donc. Trop ou pas encore assez… comme dit plus haut, si hommes et femmes se draguaient de la même manière, avec la même approche, les choses seraient peut-être plus simples pour tous. Dire les choses avec franchise de part et d'autres enlèverait peut-être un peu de charme à la démarche (encore que…). A tout le moins cela éviterait nombre de cas de harcèlement, ceux dans lesquels le harceleur (ou déclaré comme tel) est juste un dragueur trop lourd, mais pas mal intentionné.

Mais ne nous leurrons pas : Il restera bien entendu toujours (et peut-être davantage du côté masculin?) des gens pour ne pas savoir respecter les droits et la liberté des autres.

 

mr.

 



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